Témoignage : MARIE-CLAIRE DAVEU

Nous avons demandé à Marie-Claire Daveu, directrice du développement durable chez Kering, quelles étaient les priorités de cette COP 21, ses espérances, le rôle des entreprises dans le développement durable et les freins dans ce travail…

LES PRIORITES:

 » La COP 21 traite vraiment un sujet qui est un des enjeux majeurs du 21eme siècle. Ces grands défis sont :
1/ La lutte contre le changement climatique
2/ La raréfaction des ressources naturelles
3/ La croissance démographique
4/ La perte de biodiversité
La priorité numéro 1 est le changement climatique puisqu’il a des incidences énormes sur les autres. »

SES ESPERANCES

« J’espère que des accords plus déterminants et plus consistants que ceux obtenus lors du protocole de Kyoto verront le jour. Il faut absolument qu’à la fin de la COP 21 et sous la responsabilité et des présidents et des chefs de gouvernement, chaque pays reparte avec sa feuille de route, en terme, à la fois d’objectifs quantifiés et de calendrier de mise en œuvre. Les pays du Nord doivent apporter leur aide, notamment en terme d’investissement dans les pays du Sud, enfin il faut un agenda des solutions où les meilleures pratiques puissent être partagées par tous. »

LE ROLE DES ENTREPRISES

« Il est majeur, si on veut changer le businessmodel économique mondial et les paradigmes sous-jacents, les gouvernements mais aussi les entreprises privées ont une exigence morale très forte pour leurs pierres à l’édifice. Les entreprises ont un rôle déterminant à jouer à côté des gouvernements ; c’est le positionnement de Kering. Nous sommes fiers de l’engagement et de la conviction de notre PDG, François-Henri Pinault. Comme il faut une vision sur le moyen et le long terme et une trajectoire pour y parvenir, cela ne peut fonctionner que si vous avez un engagement fort du numéro 1. Par exemple, grâce à cette impulsion, Kering a développé une méthodologie et publie un compte de résultat environnemental au niveau du Groupe et c’est une première internationale. Nous avons également créé un « Materials Innovation Lab », un laboratoire de matériaux durables et de solutions innovantes.

LES FREINS

Au-delà du facteur humain et organisationnel, les difficultés résident souvent dans les questions techniques : il faut trouver des solutions inédites, c’est pourquoi on travaille avec des experts et des universitaires. Il est également important de coopérer avec ses fournisseurs pour partager pleinement l’importance et les réflexes du développement durable, au coeur des stratégies comme des actions opérationnelles quotidiennes. C’est un travail de longue haleine. Pour que nos ambitions deviennent réalité il faut que les résultats intermédiaires soient tangibles et concrets.

Cynthia Illouz

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