Caterina Murino : Engagée auprès de l’AMREF

Cette rencontre avec Caterina Murino a lieu dans le restaurant d’un grand hôtel parisien. L’actrice de renommée internationale, qui vit à Montmartre, s’exprime parfaitement en français et a gardé un fort accent italien, empreint de charme.Depuis 2006, Caterina est l’ambassadrice de l’AMREF Flying Doctors. L’Association pour la médecine et la recherche en Afrique est la première ONG africaine de santé publique aidant ainsi chaque année plus de 60 millions d’africains, dans 20 pays. C’est avec une aura manifeste qu’elle évoque cette cause dans laquelle elle est très impliquée.
En tant qu’ambassadrice de bonne volonté, quels déplacements avez-vous effectué et qu’est ce qui vous a le plus touché sur place ?Je me suis rendue trois fois au Kenya et une fois en Ethiopie. Ce qui m’a le plus bouleversée est le formidable espoir de vie des africains, ils ont envie de continuer à sourire et de continuer à se battre contre cette existence difficile sur un continent magnifique mais souvent hostile pour les enfants.
Quelles sont les différentes actions de l’Amref dont vous avez été témoin ?L’AMREF intervient auprès des communautés les plus isolées, des femmes qui vont se faire soigner et faire les tests de dépistage du VIH dans les hôpitaux. Les actions de prévention et d’information de l’AMREF sont essentielles, les femmes sont au cœur des programmes car elles sont au centre de la famille en matière de santé et d’éducation ; le futur de l’Afrique c’est la femme. Lors de voyages au cœur du désert, j’ai pu assister à la construction de dispensaires dans des petits villages. Il y a également un formidable enseignement pour améliorer les conditions d’hygiène ; par exemple, ces petites choses qui nous paraissent normales comme ne pas boire l’eau destinée aux animaux.
Quels sont les grands projets auquel vous participez actuellement ?Je suis marraine de la campagne Stand Up for Africain Mothers ( Debout ! pour les mères Africaines, ndlr). L’AMREF prévoit de former 30 000 sages-femmes d’ici à 2015, en Ethiopie, en Ouganda, au Kenya et plus particulièrement au Sud-Soudan où la mortalité maternelle et infantile est encore trop élevée aujourd’hui. En 2011, on ne peut pas accepter qu’une femme sur 16 risques de mourir pendant la grossesse ou l’accouchement en Afrique Une sage-femme africaine formée, c’est 1000 femmes aidées chaque année. Ces formations ont un coup : 6000 € pour 18 mois de formation par sage-femme au Sud-Soudan. C’est pourquoi je porterai une pétition internationale en 2011 et 2012 auprès de personnalités influentes afin de trouver des fonds. Cette pétition visera à décerner le prix Nobel de la Paix 2012 à une sage-femme africaine.
Quel message souhaitez-vous faire passer ?Je veux dire aux gens de ne pas aider l’Afrique que dans l’urgence, d’apporter un soutien continu avec des dons réguliers pour leur donner un futur, en leur permettant d’accéder à la santé et à l’éducation. Nous, nous avons eu cette formidable chance de naître ici.
On retrouvera Caterina Murino prochainement dans la série Zen et dans un thriller canadien DIE de Dominic James.

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