Genèse de l’ONU Femmes : ITW avec Miren Bengoa

Autonomisation des femmes, parité, lutte contre les violences, la présidente du comité ONU Femmes en France donne une dimension internationale à la réflexion.

L’humanitaire a jalonné le parcours professionnel de Miren Bengoa. Pour le Fonds des Nations Unies pour la population, elle fut responsable de programmes en Amérique latine et en Afrique pour la santé maternelle, puis devint fonctionnaire internationale basée à Dakar où elle travaillait sur la mortalité infantile pour l’Unicef.

Vous êtes à l’origine du comité ONU Femmes en France, comment est née cette entité ?

À mon retour d’expatriation, j’ai essayé de convaincre l’ONU Femmes à New York de l’importance d’avoir un comité de soutien en France. Il a été créé en 2013 avec l’intention de faire rayonner l’action d’ONU Femmes en France mais également dans d’autres pays francophones . Cette entité des Nations Unies est très jeune et ne date que de 2010. Avoir un ancrage en France, pays porteur des valeurs des droits humains, permet de déployer un réseau et de porter le sujet des femmes sur la scène internationale. Nous sommes une association loi de 1901 la majorité de nos actions sont ainsi animées par des bénévoles, car nous n’avons qu’un salarié.

Quelles sont les missions de ce comité en France?

La première mission est d’abord de faire connaître ONU Femmes. Nous cherchons également à relayer les actions en adaptant les messages au contexte local en nouant des partenariats qui permettent de les diffuser. Cela a été le cas de la campagne Orange Day et du mouvement HeForShe ou de différents grands sujets portés par ONU Femmes ces dernières années. Par exemple, lors de la COP 21, le sujet du rôle des femmes dans la protection des ressources naturelles et la prévention des risques climat. Enfin, le troisième axe que nous portons, c’est la mobilisation des ressources financières au profit des programmes d’ONU Femmes qui sont, au niveau mondial, actifs dans plus de 90 pays.
Le déploiement du comité permet d’ élargir les soutiens des entreprises, des particuliers, afin d’ alimenter cette capacité d’Onu Femmes à agir.

Les associations travaillant sur la question des femmes n’étaient-elles pas suffisantes ?

L’ensemble des associations qui travaillent en France ont beaucoup agi pour dénoncer des violations et faire avancer les lois françaises, mais assez rarement avec une mise en perspective internationale. Nous proposons de créer un lien entre la situation des femmes dans le monde avec des statistiques mondiales et l’observation des bonnes pratiques.

Par exemple, la parité en politique, on pense toujours que l’Europe est en avance sur tout le reste du monde mais c’est tout à fait inexact, aujourd’hui. Il y a des pays africains pour lesquels la représentation des femmes dans les instances législatives est bien meilleure, c’est le cas du Rwanda qui a dépassé les 50 % de femmes au parlement.

Pour plus d’informations et faire un don:
http://www.onufemmes.fr/

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